À partir du 1er janvier 2026, la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) évolue afin de mieux prendre en compte les logements chauffés à l’électricité. Le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9, ce qui améliore automatiquement la note énergétique de nombreux logements sans travaux.
Grâce à ce changement, le nombre de passoires thermiques (logements classés F ou G) devrait diminuer de 14 %, soit environ 850 000 logements. Les propriétaires concernés pourront gagner une lettre sur leur étiquette énergétique en actualisant gratuitement leur DPE sur le site de l’Ademe. Cette amélioration permet d’échapper à des contraintes importantes comme le gel des loyers, l’interdiction de location ou la décote immobilière.
Les professionnels de l’immobilier accueillent favorablement cette réforme, qui maintient davantage de biens sur un marché locatif déjà très tendu et encourage le passage à des solutions de chauffage plus décarbonées, comme les pompes à chaleur.
Cependant, plusieurs associations de consommateurs et de défense de l’environnement critiquent cette mesure, estimant qu’elle réduit l’incitation des propriétaires à rénover réellement les logements, au détriment des locataires confrontés à des factures énergétiques élevées. Le secteur du bâtiment s’inquiète également d’un nouveau ralentissement de la rénovation énergétique.
Enfin, l’article aborde la question des fraudes au DPE, avec environ 80 000 diagnostics falsifiés chaque année. Un rapport parlementaire propose la création d’une structure professionnelle pour encadrer les diagnostiqueurs, renforcer les contrôles, sanctionner les abus et restaurer la crédibilité du DPE.