Les tempêtes récentes et les crues exceptionnelles illustrent une tendance de fond : les catastrophes naturelles coûtent de plus en plus cher en France, mettant sous pression le système d’assurance. Après plus de 5 milliards d’euros en 2025, la facture dépasse déjà 1,2 milliard début 2026.
Sur le terrain, comme à Saintes, les dégâts sont considérables : habitations ravagées, commerces touchés et milliers d’euros de pertes pour les particuliers, partiellement indemnisés. La multiplication des événements extrêmes, notamment les inondations, accentue la vulnérabilité de certaines zones et inquiète les habitants, qui redoutent la hausse des primes ou la résiliation de leurs contrats.
Pour faire face, les assurances augmentent leurs tarifs (jusqu’à +12 % en 2025 et encore en hausse en 2026) afin d’alimenter le système d’indemnisation des catastrophes naturelles. Mais cette solution atteint ses limites.
Assureurs et experts insistent donc sur la nécessité de réduire les coûts à long terme, notamment par une meilleure prévention : normes de construction renforcées, équipements de protection contre les inondations et adaptation des comportements. Sans ces efforts, le coût des sinistres climatiques pourrait doubler d’ici 2050, menaçant l’équilibre du modèle assurantiel.
Source : France Info