À partir du 1er janvier 2026, La Poste applique une nouvelle augmentation importante de ses tarifs, avec une hausse moyenne de 7,4 % sur les courriers et colis. Le prix du timbre classique dépasse désormais 1,50 euro, passant de 1,39 € à 1,52 €, tandis que les lettres recommandées, l’international et les colis Colissimo voient également leurs tarifs augmenter. Seuls les timbres imprimables à domicile connaissent une légère baisse.
La distribution de la presse est particulièrement touchée, avec une hausse moyenne de 7 %, ce qui inquiète fortement le secteur, car les journaux papier représentent encore environ 80 % des revenus de la presse. En dix ans, les tarifs postaux ont presque doublé.
La Poste justifie ces augmentations par l’inflation et par l’explosion de ses coûts, notamment en 2023. Cependant, la Cour des comptes souligne la chute massive de l’activité courrier et la baisse de fréquentation des bureaux de poste, estimant que le modèle économique de l’entreprise doit être repensé. Les lettres, autrefois centrales dans le chiffre d’affaires, ne représentent plus qu’une faible part et pourraient tomber sous les 5 % d’ici 2030.
Malgré ces difficultés, La Poste reste soumise à de lourdes missions de service public, comme le maintien de 17 000 points de contact et la distribution du courrier six jours sur sept. Ces contraintes contrastent avec les choix faits dans d’autres pays européens, comme le Danemark, qui a décidé d’abandonner totalement la distribution du courrier traditionnel.
Source : France info